Vendredi 26 juin 2009
Par Aymeric Seassau
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Mardi 23 juin 2009
Quinze jours après l'élection européenne, Nicolas Sarkozy vient, devant le Congrès réuni à Versailles, de donner à la majorité UMP sa nouvelle feuille de route: elle est catastrophique. Si toutes les mesures qu'elle contient sont appliquées dans les mois à venir, ce sera un désastre pour les jeunes, les salariés, les chômeurs, les retraités et leurs familles, pour nos services publics, pour notre industrie, pour le pays tout entier.

Nicolas Sarkozy vante désormais dans les mots le modèle social français qu'il détruit morceau par morceau avec son gouvernement. La crise du système capitaliste est passée par là. Mais dans les faits, que propose -t-il? D'accélérer dans la même direction: précarité, flexibilité et temps partiel; recul de l'âge de la retraite; chasse aux dépenses publiques, aux services publics, et aux « niches sociales », c'est-à-dire aux protections des salariés; non remplacement des départs en retraites; suppression de moyens et d'emplois dans les collectivités locales; rupture des principes d'égalité; mise en concurrence et privatisations dans l'éducation et la formation; nouveaux cadeaux aux patrons (suppression de la taxe professionnelle) et nouveaux impôts pour le grand public (taxe carbone)....
Quant aux salaires, au pouvoir d'achat et à la lutte contre le chômage, c'est un silence assourdissant, sauf ce cri du coeur présidentiel: « le travail doit être justement considéré, les actionnaires justement rémunérés ». Des belles paroles pour ceux qui travaillent, du sonnant et du trébuchant pour les profits!
Tout est dit. C'est une politique entièrement tournée contre le monde du travail, uniquement destinée à accroître toujours plus le soutien de l'Etat aux rendements financiers du capital. On voit ce que cela donne depuis maintenant dix mois. La croissance va reculer de 3,5% en 2009 et l'Unedic annonce 595.000 chômeurs de plus cette année.

Continuer dans cette voie est une folie. Cette politique ne fera que nous enfoncer dans la crise sociale, démocratique, écologique que nous traversons, au lieu de nous en sortir. Le Président promet des consultations mais pour lui, tout est déjà décidé. Contrairement à ce qu'il prétend, la droite UMP n'a reçu aucun « feu vert » dans les urnes le 7 juin pour accélérer cette politique. C'est même le contraire.
L'abstention record enregistrée ce jour là marque une défiance et un rejet largement majoritaire à l'encontre des politiques libérales appliquées en Europe et en France. La réalité des chiffres, c'est qu'un Français sur dix seulement a voté pour les listes UMP le 7 juin. La majorité du pays, c'est la nôtre, nous qui sommes ouvriers et avons manifesté pour l'emploi, les salaires et les retraites ces derniers mois, employées dont les revenus ne permettent plus de partir en vacances, hospitaliers outrés du saccage de notre système de santé, cadres inquiets pour l'avenir de nos enfants et celui de notre pays, salariés rayés d'un trait de plume par des délocalisations, précaires jetés à la rue comme des kleenex, agents de la Fonction publique lutte pour la défense de services publics pourtant indispensables à tous, lycéens, étudiants et chercheurs mobilisés toute cette année pour le partage des savoirs, citoyennes et citoyens tout simplement anxieux du devenir de nos libertés, de la France, de la planète...

Des exigences fortes nous rassemblent face à cette politique de droite qui nous enfonce dans la crise et défigure la République, face à ce capitalisme toujours plus destructeur de vies, de territoires, d'équilibres écologiques.
Ces exigences, c'est l'ambition de travailler autrement, d'être enfin écouté au travail et de pouvoir maîtriser ses choix professionnels, c'est le droit de pouvoir étudier, d'avoir un travail décent, de se former tout au long de sa vie, c'est la détermination à profiter d'une véritable qualité de vie pour soi et pour ses proches, c'est l'attachement à l'égalité, à la laïcité, à la démocratie, au développement durable de nos villes, de nos campagnes, de nos mers, de la planète, c'est la demande de reprendre le pouvoir sur l'utilisation des richesses créées par le travail, de celles déposées dans les banques...

Et ce qui doit nous unir demain, c'est l'ambition de nous rassembler sur un projet qui nous aide à résister et donne de la force à ces perspectives. C'est l'ambition de construire des majorités populaires porteurs de ces projets, des majorités sans lesquelles aucun changement durable ne sera possible. C'est ce vers quoi le Parti communiste français est déterminé à avancer. Avec vous.

Pour cela, nous sommes décidés à être de toutes les résistances, de toutes les ripostes contre les projets de la droite. Et nous sommes décidés, dans ces combats, à avancer et à élaborer les propositions pour porter de véritables solutions à la crise. Nous avons par exemple déposé le 28 mai dernier trois propositions de loi à l'Assemblée nationale qui rendraient notamment possibles, si elles étaient adoptées, l'interdiction des licenciements dans les entreprises qui distribuent des dividendes ou qui délocalisent, l'augmentation du SMIC à 1.600 euros, la création d'un pôle bancaire et financier public pour retrouver la maîtrise du crédit, la création d'un droit de veto suspensif pour les salariés contre les plans de licenciements.
Nous sommes tout autant décidés à poursuivre et à élargir la dynamique que nous avons initiée avec le Front de gauche, qui rassemble le Parti communiste, le Parti de Gauche et la Gauche unitaire, à l'élection européenne. La gauche doit changer et s'unir.
Toutes celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de gauche ont besoin d'un commun projet de transformation sociale qui s'attaque réellement aux injustices et à la crise sociale, démocratique, écologique. Avec cette démarche, un nouvel espoir est né. Nous voulons en faire une dynamique majoritaire qui sorte la gauche de l'état dans lequel elle se trouve. Nous entendons la colère des abstentionnistes.
Nous partageons le malaise des électeurs socialistes qui ne se reconnaissent plus dans un PS dévoré par ses querelles internes, obsédé par l'organisation de primaires pour la présidentielle à mille lieux des préoccupations populaires.
Nous connaissons l'envie de contestation exprimée par les électeurs du NPA mais aussi leurs doutes sur la stratégie d'isolement de ce parti. Nous comprenons les motivations des électeurs d'Europe écologie, leur message de renouvellement et leur inquiétude pour l'avenir de la planète, même si nous les estimons difficilement compatibles avec la complaisance de certains responsables de ce mouvement à l'égard des logiques capitalistes et des thèses libérales. Il est possible de dépasser progressivement la situation de dispersion actuelle à condition de construire progressivement dans le débat et l'action le projet qui va nous unir.

Nous lançons pour cela un appel à toutes les femmes et tous les hommes de gauche, communistes, socialistes, écologistes, d'extrême-gauche, républicains, à toutes les forces de la gauche sociale et politique: construisons notre unité sur un projet solide et transparent. Ensemble mettons nous au travail.
Ce travail peut commencer dans les luttes. Il peut aussi se mener pour préparer les élections régionales de 2010. La droite veut reconquérir tous les pouvoirs qu'elles a perdus en 2004. Ne la laissons pas faire. Discutons des projets régionaux qui devraient être mis en oeuvre par des majorités de gauche pour combattre la crise et les inégalités, pour créer de la solidarité et du bien vivre. Et proposons de rassembler dans des listes le plus ouvertes possibles toutes celles et ceux qui peuvent se reconnaître dans ces projets.
Pour tout cela, le Parti communiste est disponible. Il se transforme chaque jour pour être toujours plus efficace et plus utile à ces combats. Agissez avec lui , rejoignez le. Faîtes de son énergie militante votre bien commun.
Par Aymeric Seassau
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Lundi 8 juin 2009

La section de Nantes du PCF remercie les milliers d’électeurs qui ont apporté leur suffrage au Front de Gauche à Nantes.  Avec près de 5% ils ont permis un progrès sensible par rapport au score de 2004 avec plus de 900 voix supplémentaires dans un contexte marqué à nouveau par une abstention massive largement favorisée par le gouvernement.


En utilisant ce bulletin de vote ils ont indiqué leur volonté de renforcer une gauche qui ne renonce pas, une gauche rassembleuse, une gauche partie prenante des luttes sociales et déterminée à envoyer des élus utiles pour mettre en débat des propositions répondant aux aspirations populaires, de la mairie de Nantes jusqu’au parlement européen.


Le résultat de l’UMP qui arrive en tête à Nantes avec un score en très forte progression sur 2004 est source d’inquiétude même si les forces de gauche et écologistes parties prenantes de la majorité municipale confirment leur nette avance sur la droite.


Ces résultats invitent la majorité de gauche à Nantes à plus de courage encore dans son action pour défendre et développer les services publics, répondre aux besoins sociaux des nantais et construire une ville solidaire face à la crise du capitalisme financiarisé et à la politique de casse sociale du pouvoir de droite.


Les communistes de Nantes et leurs élu(e)s continueront de prendre toute leur place dans cette construction, et dans la mise en chantier d’une alternative aux politiques libérales destructrices qui ont court en France et en Europe, dans les luttes et dans les institutions.

NANTES, le 08/06/2009
Par Aymeric Seassau
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Dimanche 7 juin 2009

La fédération de Loire-Atlantique du PCF remercie les électeurs qui, en choisissant le vote Front de Gauche, ont permis une progression significative dans notre département, comme dans toute la France, d’une gauche qui ne se résigne pas à voir les politiques libérales se poursuivre en France et en Europe.

 

Au parlement européen, les députés communistes seront plus nombreux avec leurs partenaires  du Front de Gauche pour donner écho aux luttes sociales et mener des batailles utiles aux salarié(e)s et aux familles populaires en favorisant la construction d’une Europe sociale, démocratique et de paix.

 

Malgré le résultat de l’UMP, les forces de gauche et écologistes arrivent en tête de l’élection.

 

C’est une bonne nouvelle pour celles et ceux qui ne se résignent pas à voir le gouvernement poursuivre sa politique de casse sociale. Ce résultat est d’autant plus significatif que tout avait été mis en œuvre par le pouvoir de droite pour favoriser l’abstention qui atteint à nouveau un niveau record.

 

Dès demain, les communistes et leurs élus seront à nouveau sur le terrain, pour mettre en débat des propositions utiles pour disputer le pouvoir à la droite et faire gagner les exigences populaires… Dans la rue dès le 13 Juin et dans les urnes pour les prochaines échéances électorales.


Nantes le 07/06/2009

Par Aymeric Seassau
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Mardi 2 juin 2009
Par Aymeric Seassau
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Jeudi 9 avril 2009

J’étais hier, avec plusieurs militants et élus communistes de Nantes devant la préfecture pour soutenir les salariés de Trelleborg en lutte depuis plusieurs mois maintenant.

Ancienne filiale de Renault ayant employé jusqu’à 1400 personnes, Trelleborg est le deuxième employeur privé de l’agglomération nantaise.

Et à Trelleborg comme ailleurs, la crise a bon dos. Depuis le rachat en 2000 par le groupe suédois, le savoir faire des salariés du site et les bénéfices réalisés ici ont permis d’investir pour délocaliser progressivement l’activité vers des pays à bas coût comme la Pologne ou la Slovaquie.

Dès la fin 2008, ce sont 300 intérimaires qui ont été mis à la porte sans aucune forme d’accompagnement alors qu’ils étaient sur le site depuis des années. Et le dégraissage continue, à Trelleborg… Mais aussi chez ses nombreux sous traitants qui font les frais des choix des actionaires.

Avec MHS, Goss, Beghin Say, Manitou… La liste s’allonge en Loire-Atlantique.

 

Alors oui, il y a urgence à changer les règles d’une Europe libérale qui met en concurrence les salariés et les peuples. Le scrutin du 7 Juin nous permettra, de sanctionner celles et ceux qui, à droite comme à gauche, en validant tous les traités européens continuent de donner un blanc seing à l’Europe libérale. Le vote pour le Front de Gauche, c’est la certitude d’envoyer au parlement des élus utiles, au service du monde du travail, des luttes sociales et de la construction d’une Europe sociale et démocratique.


Mais dès aujourd’hui, tout doit être fait, en France, pour mettre un terme aux destructions d’emplois. C’est tout le sens de la proposition de loi présentée à l’assemblée nationale par Marie-George Buffet pour interdire les licenciements dans les entreprises qui versent des dividendes à leurs actionnaires.

 

Les formidables mouvements sociaux des 29 Janvier et 19 Mars, avec le soutien de l’ensemble des forces de gauche témoignent de fortes potentialités à faire reculer le pouvoir de droite et imposer une relance sociale, favorable aux salariés et aux familles populaires plutôt qu’aux actionnaires.

La combativité des salariés ne faiblit pas. Les luttes politiques et sociales solidaires peuvent se porter à la hauteur des enjeux.

Nous en serons !

Par Aymeric Seassau
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Vendredi 3 avril 2009
Par Aymeric Seassau
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Vendredi 3 avril 2009

Réuni il y a quelques semaines, le premier G20 provoqué par la crise avait accouché d’une souris. Le 2 Avril, à Londres, berceau du capitalisme, les 20 pays les plus puissants du monde se sont à nouveau réunis avec un seul objectif : sauver le vieil ordre économique, celui la même qui vient de plonger la planète entière dans la plus violente crise économique et sociale de l’époque contemporaine.

 

Alors que des millions de familles supplémentaires sont acculées à la pauvreté et que les destructions d’emplois se comptent par dizaine de milliers dans tous les pays, rien n’a été mis en œuvre pour réguler l’appétit de l’ogre capitaliste. Le dollar conserve sa prérogative de monnaie de référence mondiale, le FMI voit ses fonds augmenter substantiellement et une liste de paradis fiscaux dérisoire a été publiée. L’hégémonie du capital Etats-Unien sur l’économie mondiale, les critères socialement destructeurs de l’attribution des prêts par le FMI et les facilités faites par de nombreux pays pour établir des sociétés écran ou autoriser l’évasion fiscale comptent parmi les principales raisons de l’actuelle crise internationale.

 

Les travaux du G20 valident les choix stratégiques des grands groupes capitalistes qui comme Total, licencient après avoir battu des records de profits et admettent en toute impunité disposer de comptes dans des paradis fiscaux aujourd’hui ignorés par la liste noire issue de la réunion.

Outre les gesticulations devenues habituelles de notre petit président, c’est la majorité dans son ensemble qui applaudit des deux mains.

Le pouvoir de droite reste tout entier consacré à son étroite collaboration avec les puissances d’argent. Les 3 millions de manifestants du 19 Mars, soutenus par 4 français sur 5 ont pourtant témoigné de leur lucidité et de leur détermination à changer de logique.

Ce changement passe par l’Europe à l’heure où les chefs d’Etats européens célèbrent à Strasbourg le 60éme anniversaire de l’OTAN, hier acteur de la guerre froide et aujourd’hui devenu le bras armé du nouvel ordre mondial.

Alors oui, il y a urgence à bousculer l’actuelle construction européenne pour faire gagner les exigences sociales et les valeurs de paix et de solidarités. C’est l’objectif que se sont fixés les communistes en prenant l’initiative de rassembler à gauche dans un Front de Gauche pour changer l’Europe.

Bien sur, l’extrême gauche a de nouveau fait le choix de la division en faisant cavalier seul et la social-démocratie persiste dans son soutien aux institutions européennes actuelles.

Le Front de gauche constitue donc la seule offre politique qui rassemble à gauche sur des objectifs de transformation sociale à l’échelle européenne.

Les communistes y sont pleinement investis, avec le parti de gauche et la gauche unitaire, pour renforcer le groupe Gauche Unie Européenne en faisant élire au parlement européen des députés utiles aux luttes sociales qui se développent à l’échelle de l’Europe, utiles pour mener les batailles nécessaires pour gagner la mise en chantiers, dès demain, d’une Europe sociale tournant le dos à la construction libérale actuelle.

Le 7 Juin, le vote pour le Front de Gauche c’est le vote pour donner de la force à une gauche utile au parlement européen, mais aussi pour sanctionner les politiques de casse du gouvernement Sarkozy/Fillon ainsi que celles de l’Europe libérale.

Par Aymeric Seassau
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Vendredi 3 avril 2009
Par Aymeric Seassau
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Vendredi 3 avril 2009
Par Aymeric Seassau
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